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Jean - Mickael FAYS, patron d'Illico Prop'

01/07/2010

Monsieur FAYS titulaire d'un CAP Maintenance et Hygiène des Locaux est l'heureux patron d'Illico Prop' depuis août 2007.
Occasionnellement, il est membre de jury pour l'examen d'agent professionnel de propreté.

Depuis deux ans, Jean-Mickaël Fays est artisan de nettoyage indépendant. Il possède sa propre entreprise de nettoyage. Il nous explique à travers ce témoignage les raisons qui l'ont poussé à devenir chef d'entreprise.

Entretien et remise en état

« Je fais de l'entretien des locaux et de la remise en état. » dit-il. La remise en état est, par exemple, le nettoyage d'une maison après sa construction ou après des travaux qui ont entraîné beaucoup de poussière. « Je nettoie toutes les surfaces de sols, les escaliers et les vitres. »
En dehors des interventions chez des particuliers, l'artisan de la propreté récure les locaux des entreprises. « Je nettoie entre autres des restaurants ou des cabinets médicaux. » Ces derniers sont sous contrats avec
Jean-Mickaël et sont des clients pérennes.
Jean-Mickaël se déplace de chantier en chantier. Pour l'instant, il travaille sur la zone Nord mais il peut se déplacer sur toute l'île.

Après onze années en entreprise, le Dionysien apprécie d'être son propre patron. « Je n'ai pas de compte à rendre. Je gère mon emploi du temps. » D'autant plus que son activité est stable. « Aujourd'hui, je gagne entre
1 000 et 2 000 euros par mois. Mon salaire fixe s'approche plus de 1 000 euros. J'arrive à vivre de ce que je fais alors ça va. En deux ans, mon compte n'a jamais été négatif. » Jean-Mickaël Fays n'a ni bureau, ni employé. Il se rend tout seul avec son aspirateur et ses balais chez ses clients.

Ce Dionysien de 34 ans a créé son entreprise de nettoyage en juillet 2007. Aujourd'hui, son emploi du temps est rempli de chantiers de nettoyage mais ça n'a pas toujours été le cas. « Au début c'était la galère, raconte
Jean-Mickaël Fays. De août 2007 à janvier 2008, je n'avais qu'un client de temps en temps. » Puis en janvier 2008, le chef d'entreprise signe des contrats avec des clients. Des entreprises chez qui Jean-Mickaël se rend régulièrement pour nettoyer les locaux.
Le nettoyage est une activité que connaît Jean-Mickaël sur le bout des gants. Au total, il a travaillé onze ans dans trois  boîtes de nettoyage de l'île. Il a même sanctionné cette expérience par un diplôme de validation des acquis de l'expérience.
De ce fait, il est titulaire d'un CAP MHL (maintenance et hygiène des locaux).

Envie d'être formateur

En 2006, il quitte son emploi après seulement une année et demie au même poste dans la troisième entreprise. «
Lors de  mon embauche, cette entreprise m'avais promis des perspectives de carrière. Je me suis vite rendu compte que ce n'était pas le cas. Dans le nettoyage, soit on est patron, soit on reste au niveau 5, ouvrier de base. J'avais envie d'évoluer. Pour éviter un litige avec ma direction, j'ai démissionné. »
Lorsque Jean-Mickaël claque la porte de son entreprise, il pense tirer un trait sur le nettoyage. « J'avais envie de changer, de faire autre chose. » Au chômage, Jean-Mickaël cherche une formation. « Les plus intéressantes étaient soit à l'autre bout de l'île soit en métropole. » Pour cet homme marié, père de quatre enfants, partir si loin n'est pas possible.

Un ancien collègue le pousse alors à créer sa propre entreprise de nettoyage. À l'époque Rmiste, Jean-Mickaël suit un stage de création d'entreprise de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de la Réunion. Il bénéficie également de deux aides financières : 1 000 euros par l'Eden (Encouragement au développement d'entreprises nouvelles) et 500 euros par Microcrédit Réunion.
« Cette somme m'a permis de démarrer, de constituer une trésorerie. » L'argent ne lui sert pas à acheter son matériel. Au début, il commence par laver les vitres et cette activité ne nécessite pas des frais importants. «Pour laver les vitres, j'ai seulement besoin de savon, de raclettes, de mouilleurs, d'un seau et d'un escabeau. » Au fil de son activité, l'artisan de nettoyage achète d'occasion son équipement (aspirateur de poussière et d'eau et machine à décaper) par du bouche à oreille. « J'ai récupéré des appareils cassés que j'ai fait réparer ».

Son diplôme et son statut de patron permettent à Jean-Mickaël de faire de la formation. Fin 2007, recruté par une boîte de formation, il dispense un stage pratique à 17 personnes sur le site de Flacourt. Ce stage est un déclic pour le jeune chef d'entreprise. Il se rend compte qu'il est plutôt doué dans ce qu'il fait. « Ça m'a donné la motivation pour continuer. Même si au départ je n'ai pas choisi cette branche, le nettoyage est un vrai métier. » Ensuite, de 2008 à 2009, il donne des cours à des étudiants en BEP MHPE (maintenance, hygiène et protection de l'environnement). La formation, Jean-Mickaël adore ça et souhaite en faire plus fréquemment.

Aux futurs créateurs d'entreprise, Jean-Mickaël conseille de ne pas faire les mêmes erreurs que lui : « J'ai été trop confiant. J'ai cru les gens qui m'ont dit qu'ils allaient signer avec moi dès que j'allais créer mon entreprise. C'était faux. Il ne faut pas croire les promesses, bien connaître le terrain et faire sa propre étude de marché. Et si possible, avoir déjà des clients avant la création de l'entreprise. »